Saint-Lô, la capitale des ruines, pour base de départ : 18 juillet.

Le Général Bradley, après s'être emparé de la Haie-du-Puits le 8 juillet, et avoir dépassé Sainteny le 15, au prix de pertes très élevées au cours de l'inattendue bataille des haies (2.300 hommes perdus en 10 jours par la 4ème D.I., près de 5.000 en 12 jours pour la 83ème D.I. , 3.000 hommes pour la 30ème D.I., environ 2.500 hommes pour la 9ème D.I. ), réaligne deux de ses quatre corps au nord de la transversale péninsulaire Lessay-Périers-Saint-Lô. Et se prépare ainsi à sortir du Cotentin pour se donner de l'air avant l'irruption en Bretagne (nd : avant de monter sur Paris).

Encore faut-il s'emparer de Saint-Lô qu'on appellera bientôt " Cassino du Nord ". Tâche confiée à la 2ème D.I.  (qui occupera le 11 juillet la terrible colline 192 au-dessus de Saint-Georges-d'Elle, donnant sur la ligne de feu, et tellement pilonnée par l'artillerie qu'elle ressemble, dira un officier américain, à " une couverture de laine blanche mangée par les mites ") ; tâche encore assignée à la 35ème D.I.  (qui écrasera, le 15 juillet, les défenses de la colline 122 où la moindre ferme est transformée en redoute aux mains des kampfgruppen du général meindl et de la 3ème division de parachutistes du général Schimpf). Tâche tout particulièrement confiée à la 29ème D.I. : les soldats du général Gerhardt entrent, le 18 juillet, avec 30 jours de retard sur les prévisions dans une ville qui, - ravagée par un déluge de feu, si durement touchée dès le premier bombardement du 6 juin qui causa 800 morts que beaucoup de Saint-Lois ne croyaient pas à un retour des bombardiers possible " - leur offre une vision dantesque. Les américains tiennent désormais ce qu'un officier de la 35ème D.I.  appellera " la porte de la France intérieure ".

8 jours de combats pour Saint-Lô, où 800 civils ont trouvé la mort sous les bombes du 7 juin, l'un des bombardements quotidiens s'acharnant sur la ville pour en faire un " choke-point " destiné à entraver l'arrivée des renforts ennemis.

Extrait de la bataille de Normandie de Eddy Florentin.

La Normandie de toujours

l'ancienne préfecture

Document


Des obus mis au jour au Bois-Jugan en 2003. : Cette découverte ramène les Saint-Lois cinquante ans en arrière, à l'époque où ce terrain était utilisé comme arrière poste par les soldats allemands acculés par les alliés." Regardez ce chêne, là, il servait de poste de guet aux Allemands. Des marches ont d'ailleurs été taillées à même le tronc ! " Un endroit qui servait 
vraisemblablement de lieu de repli aux batteries d'artillerie des Allemands. D'autres stocks de munitions pourraient d'ailleurs se trouver sous terre. " Ils ont dû tout enterrer avant de s'enfuir pour que les alliés ne les découvrent pas... "

le chêne au Bois Jugan    le chêne au Bois Jugan    le chêne au Bois Jugan    le chêne au Bois Jugan    le chêne au Bois Jugan  

 le chêne au Bois Jugan    le chêne au Bois Jugan

Août 2003