Les baraques !

La question de reconstruire la ville sur son emplacement a été posée. Mais au lieu de laisser les ruines,  Georges Lavalley, devenu maire, insista pour sa reconstruction. Les baraques, logements provisoires, se développèrent et poussèrent même comme des champignons. Quatre sites d'implantation furent retenus dans le premier plan de relogement : route de Tessy, Grimouville, Falourdel et route de Torigni sur Vire. Les premières baraques de bois  sont achevées en août 1946. Elles disparurent en 1993. Leur présence, pour les habitants rentrés en septembre 1944, constituait  la possibilité d'un retour aux sources. Baraques américaines, Irlandaises, Canadiennes, finlandaises, Suédoises, Françaises, elles logèrent les sinistrés, les administrations, les commerces. Le 6 juin 1948, le président Vincent Auriol vint poser la première pierre de la reconstruction. 10 ans après, il restait plus de 600 baraques sur les 1000 logements installés à la hâte après guerre. Après le départ progressif des premiers occupants, on y logea des familles en difficulté. Certaines accueilleront plus tard des associations. Que reste t-il de toutes ces baraques de bois de l'après guerre : rue de la Poitevinière, d'anciennes constructions de la cité finlandaise ont été consolidées et transformées. À peine peut-on s'apercevoir qu'elles furent des cités d'urgence. Elles sont le seul témoignage de ce temps-là.

La vie civile s'est réorganisée avec la mise en place des cités d'urgence constituées de ces baraques qui permettaient de reconstituer un tissu social.

Cités d'urgence de Saint-Lô

 

Une de ces fameuses baraques.

baraques rénovées

baraques rénovées